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théâtre dialogue fictif Carla Bruni Sarkozy claudia schiffer ?

Lire la pièce de théâtre de Sarah Ternoise - la suite
Suite de : Des vies après l’étape mannequin
Pour deux femmes.

La brune : - Ça ne te manque pas, la montée d’adrénaline, les unes, sentir les vibrations, les désirs ?
La blonde : - C’est peut-être là, notre grande différence…
La brune : - Là, où ?
La blonde : - Tu es née riche et moi pauvre, même si je ne manquais de rien.
La brune : - Et alors ?
La blonde : - Je suis devenue mannequin quand on me l’a proposé. Puis j’ai vu que ça me permettait
de m’en sortir, d’avoir une autre vie, plus intéressante que la banale à laquelle je semblais
condamnée en naissant loin de tout.
La brune : - Alors que moi, je dois rester la fille de riches à laquelle on a tout donné.
La blonde : - Toi, ce fut un choix. Et tu avais une famille pour t’encadrer, alors que j’ai dû me
blinder.
La brune : - Tu réécris la lutte des classes ?
La blonde : - Les philosophes, plutôt que de les prendre à mon bras, je les ai préférés dans ma tête.
La brune : - Tu veux être désagréable ? Moi aussi j’ai lu.
La blonde : - Je sais. Mais pour moi ce fut vital. Toute ma carrière, j’étais sur la corde raide. Si
j’étais tombée, il n’y aurait eu personne pour me soutenir et me laisser un peu de repos sur un lit
douillet.
La brune : - Tu crois que tout fut facile pour moi ?
La blonde : - C’est difficile pour tout le monde. Mais tu vois bien qu’à 40 ans, nous n’avons plus du
tout les mêmes envies.
La brune : - Mais si : finir notre vie avec l’homme qui nous plaît.
La blonde : - Mais tu avais besoin d’un homme qui te maintienne dans la lumière alors que je
cherchais l’ombre, pour aller au coeur des choses.
La brune : - Je ne suis pas d’accord avec toi. J’aime être première dame du pays mais un mandat me
suffirait amplement. Nous avons d’autres choses à faire ensuite.
La blonde : - Mais oui : une fondation mondiale, des conférences, un tour du monde avec
naturellement des escales humanitaires… et un jour il sera candidat à la présidence de l’Europe,
monsieur ton mari.
La brune : - Ne va pas lui souffler cela ! Il pourrait y penser plus souvent qu’en se rasant !
La blonde : - Tu sais, ce n’est pas une critique, c’est juste un constat : nous ne recherchons plus les
mêmes choses et je vois que tu as trouvé ce que tu cherchais, c’est bien, et tu es resplendissante.
La brune : - Merci… toi aussi… pourtant je crois que nous cherchons à peu près la même chose,
comme à vingt-cinq ans : à ne pas nous ennuyer, à bouger pour oublier que l’on va mourir, même
nous.
La blonde : - Je l’ai cherché. Mais je suis ailleurs. J’ai compris… qu’on nous donne la vie à une
condition : il faudra la quitter.
La brune : - Et ça ne te scandalise plus ?
La blonde : - Avoir peur de mourir, c ‘est refuser la vie telle qu’elle est.
La brune : - Tu es devenue croyante ?
La blonde : - Je ne me pose pas la question ! Qu’un Dieu existe ou non, ça ne me concerne pas !
Même en suivant tout les raisonnements, j’en suis arrivée à comprendre que soit la mort sera la fin
totale, donc il me faut vivre la vie au présent, ou soit quelque chose survivra, et alors il faut vivre la
vie au présent car même les religieux ne prétendent pas que le corps survive. Dans cet hypothétique
autrement, il sera toujours temps d’y penser, si ça arrive !
La brune : - Mais vivre pour préparer son au-delà ?
La blonde : - Je ne me pose pas de questions auxquelles je ne peux pas répondre.
La brune : - Tu sais, la mort de mes proches, reste ma plus grande blessure.
La blonde : - J’ai aussi ces blessures. Mais elles ne saignent plus. J’ai accepté notre condition
humaine.
La brune : - Tu étudies alors.
La blonde : - Oui, la philosophie antique m’a beaucoup éclairé, même au sujet des religions. J’ai
observé comment elles sont nées.
La brune : - Tu as beaucoup changé.
La blonde : - Merci. Rappel : Les personnages sont donc une brune et une blonde, elles ont la quarantaine resplendissante, elles sont ex-mannequins, et elles dialogue. Est-ce une Rencontre fortuite ? Est-ce un rendez-vous ?



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- le 01 octobre 2010 à 20 : 56
par Claudia : je crois que Claudia Schiffer ne lira jamais cette pièce. Quant à Carla, qui sait ?



Voir Le début de la pièce mais aussi la fin de la pièce pour mieux connaître cette brune et cette blonde.

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